Étudiants post-universitaires marocains complètent le III Master Universitaire en Aquaculture Marine de la ULPGC avec de succès

Juin 2014

Le III Master Universitaire en Aquaculture Marine de l’ULPGC est proche a finaliser. Les étudiants diplômés marocains qui ont fait ces études avec le soutien du Projet AQUATRANS ont réussi le cours et préparent la présentation de leur mémoire de maîtrise. Nous voulions profiter de l'occasion pour introduire ces étudiants brillants et les sujets de leurs travaux:

Samira SARIH vient de Tétouan, où elle a complété ses études de biologie et de la géologie en biosciences, de la santé et de l'environnement, et le baccalauréat en biologie animale (Faculté des Sciences de Tétouan, Université Abdelmalek Essaâdi).

Titre de la thèse: L'efficacité d'induction de la ponte de maigre commun (Argyrosomus regius) né en captivité, en utilisant différentes hormones et deux techniques, par injection de HGC, et ce également appliquée par implant GnRHa. Effet sur la production et la qualité de la ponte.

Directeur de thèse: Dr Hipólito Fernández-Palacios Barber. 


Najlae 
EL KERTAOUI, née à Tetuan, a étudiée Ingénieur Agronome dans l’Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II (IAV Hassan II) à Rabat.

Titre de la thèse: Détermination des besoins nutritionnels en n-3 HUFA et l'étude des effets des vitamines E et C dans le maigre commun (Argyrosomus regius).

Directeurs de thèse: Dr Carmen Hernandez Cruz et Dr. Daniel Montero.


 

AquaTrans présenté les progrès à la Région Souss Massa Drâa

Novembre 2013

Le 20 et 21 Novembre a eu lieu à Agadir la présentation des résultats correspondants aux projets POCTEFEX du 2eme appel, comme convenu par la Direction Générale des Relations avec l'Afrique au gouvernement des îles Canaries et le Conseil Régional de Souss Massa Drâa.

Le jour 20 après-midi le Comité de pilotage final du projet Aquatrans a eu lieu. Présentation des résultats du projet Aquatrans a été effectuée et s’a discuté avec des partenaires marocains sur les lignes possibles de la continuité et de l'intérêt de celui-ci.

Au cours de la présentation en plénière des projets POCTEFEX Canaries - Sud Maroc pour les principaux acteurs publics et privés de la région de Souss-Massa-Drâa, le jeudi 21 dans l'après-midi a été consacrée au projet Aquatrans. Les objectifs, les progrès et les résultats de ceux-ci sont résumés.


 

Le Projet Aquatrans contribue à la formation des chercheurs marocains au travers de séjours dans les îles Canaries

Juin 2013

Au long de Juin et Juillet chercheurs marocains appartenant à différentes institutions partenaires développent des stages pour leur formation en matière des techniques d’aquaculture dans les îles Canaries. La formation se déroulera dans les installations à la disposition du Groupe de Recherche sur l'Aquaculture à l'Institute Canarien des Sciences Marines (ICCM) et à l'Université de Las Palmas de Gran Canaria (ULPGC) sur l'île de Gran Canaria.

Ces stages de capacitation sont encadrées dans les actions du Project AQUATRANS, un initiative de coopération transfrontalière entre l'Espagne et le Maroc financé par des fonds FEDER (Fonds Européens de Développement Régional) et géré à travers le Programme POCTEFEX (Programme de Coopération Transfrontalière Espagne - Frontières Extérieures).


 

Formation de personnel de l’INRH en techniques d’élevage du maigre commun dans l’ICCM (Îles Canaries)

Août  2013

L'Institut National de Recherche Halieutique (INRH) d’Agadir a sélectionné Mr. Abdelbasset Ben-Bani, personnel de recherche de ce centre, pour se bénéficier d’un stage de capacitation au sein des installations du Groupe de Recherche en Aquaculture (GIA) dans l’Institut Canarien des Sciences Marines (ICCM). Le thème principal de la visite de formation a été les techniques de production de maigre commun (Argyrosomus regius).

Cette espèce est considéré comme potentielle à la diversification aquacole dans plusieurs régions ou elle este présente dans de milieu naturelle, par exemple dans la côte du Méditerranée ainsi que dans les Canaries et la côte Atlantique de Maroc. La diversification de nouveaux marchés peut être considérée comme la principale stratégie de développement de l’aquaculture. Cette diversification permettra d’augmenter l’efficacité des entreprises aquacoles.

Au Maroc, l’aquaculture est considérée parmi les activités émergentes dont le développement est freiné par de nombreuses contraintes. Le plan gouvernemental Halieutis vient pour lever ces contraintes et faire de l’aquaculture un moteur de croissance socioéconomique en s’appuyant entre autre sur la promotion de la recherche aquacole. En matière de R+D, la domestication de nouvelles espèces et la fabrication locale d’aliment pour poisson constituent des axes prioritaires à prendre en compte pour contribuer au développement soutenue et durable de l’aquaculture nationale.

En tenant compte de ces considérations, le projet AQUATRANS a dédié l’activité 4 aux différents aspects touchant l’élevage de cette espèce et a défini plusieurs axes à développer tout en profitant de l’expérience des partenaires canariens dans le domaine de l’Aquaculture.

Les principaux aspects de ce stage de formation, développé entre le 17 Juin et le 5 Juillet, portaient sur les étapes de production de maigre commun afin d’en maitriser, notamment dans les stades de la reproduction et l'élevage larvaire. Les principales activités à travers lesquels la formation a été effectuée sont les suivantes:

- Stimulation de la ponte de maigre commun en utilisant différentes hormones et deux techniques (injection et implants).

L’objectif de l’activité était l’utilisation de différents types d’hormones commerciales et de différentes méthodologies d’induction de la ponte afin d’en juger l’effet sur la quantité et la qualité des œufs et des larves.

Manipulation des spécimens anesthésiés et opération d’injection.

- Fabrication des aliments larvaires (micro-diètes).

La participation à l’expérience a permis à Mr. Ben-Bani d’appréhender toutes les étapes de la fabrication des aliments larvaires en passant de la formulation à l’obtention du produit final. L’expertise de l’équipe du Groupe d’Investigation en Aquaculture, qui est parmi les leaders mondiaux en matière de recherche en nutrition piscicoles, a été très profitable pour cette activité de formation.  

Différentes étapes de la préparation des micro-diètes.

- Participation à toutes les étapes de l’expérimentation en nutrition larvaire

Cette activité a inclus les différentes phases de la procédure, en passant par la préparation des systèmes d’élevage larvaire, le comptage et transfert des larves dans les bacs, l’alimentations des larves en utilisant les micro-diètes fabriquées précédemment et l’échantillonnage finale des larves en vue de faire les analyses génétiques, microscopiques et histologiques aux laboratoires du Institut Universitaire de la Santé Animale et de Sécurité Alimentaire de l’ULPGC.

Comptage et transfert des larves dans les bacs et préparation des échantillons de larves.

Bien que la formation a porté essentiellement sur le volet pisciculture, a touché aussi secondairement aux aspects conchyliculture et algoculture. Pour optimiser ce stage Mr. Ben-Bani a pu participer à d’autres travaux en relation avec l’élevage de l’espèce canarienne de l’ormeau (Haliotis tuberculata coccinea) et la culture de macro-algues utilisées comme aliment à cette espèce.

Dans les mots de Mr. Ben Bani, “La formation a été très fructueuse à travers les différentes actions menées et les échanges avec les chercheurs et techniciens du Groupe d’Investigation en Aquaculture”.

Les différents partenaires ont ainsi exprimé leurs souhaits de continuer a développer des actions comme ces du projet AQUATRANS afin de pouvoir répondre à ses objectifs notamment en matière de développement durable de l’aquaculture dans les Îles canaries et la Région Souss Massa Drâa. 

 


 

L'aquaculture comme un moyen de coopération transfrontalière

Dra. Marisol Izquierdo. GIA/ULPGC.

Maroc et l’Espagne occupent une position stratégique pour mener le développement des relations économiques entre l'UE et le continent africain, étant essentiel de travailler sur des questions spécifiques pour consolider les relations entre les institutions et promouvoir l'investissement pour stimuler l'activité économique dans la zone frontalière. Grâce à l'appui des gouvernements des îles Canaries et du Maroc, les premiers contacts entre les institutions des deux régions ayant des compétences en recherche, éducation et formation en aquaculture ont pu commencer il y a quelques années. Le résultat de ces premières collaborations est une meilleure compréhension mutuelle du potentiel de développement de l'aquaculture au travers des frontières et la problématique actuelle.

Les régions de Souss-Massa-Drâa (Maroc) et les îles Canaries (Espagne) ont des conditions propres pour la coopération dans l'aquaculture, une activité qui peut constituer une activité économique complémentaire au développement du tourisme et l'agro-pêche dans les deux régions:

• Les Îles Canaries, avec un secteur aquacole enraciné, cherchant à s’étendre vers le Maroc s'affirme comme une région d’importance en science, technologie et qualité de des produits de l'aquaculture dans un environnement européen.

• La côte atlantique du Maroc, et en particulier le Souss Massa Drâa, présente des conditions très intéressantes pour le développement de l'aquaculture comptant des régions de production importantes présentant un grand intérêt pour la culture d’algues et de mollusques, et des côtes tempérées avec des photopériodes constantes, ce qui lui confère un potentiel très intéressant pour la production de certaines espèces de poissons.

Le développement de l'aquaculture est l'une des priorités du Plan de développement intégré des ressources halieutiques du Maroc (halieutique) et des plans de développement spécifiques de la région de Sous Massa Drâa.

Cependant, le développement de l'aquaculture dans la région de Souss Massa Drâa est limitée par un certain nombre de contraintes, notamment le manque de spécialistes à tous les niveaux de formation, des opérateurs simples ou techniciens aux responsables de la production et scientifiques développant de nouvelles technologies ; le manque de plans de gestion pour le développement de l'aquaculture et l'absence de conseils et de soutien aux entreprises interne ou externe. De plus la rareté des ressources en recherche et formation fait que actuellement la coopération institutionnelle en matière d'éducation, de recherche et de développement technologique en aquaculture entre les différentes institutions marocaine ou transfrontalières est pratiquement inexistante.

Pour aider à résoudre ces problèmes, l’objectif principal du Projet Aquatrans est de promouvoir la collaboration aquacole entre les institutions impliquées dans les deux régions afin de renforcer la formation de spécialistes, la coopération institutionnelle en recherche et développement technologique et l'organisation d’expériences pilote de démonstration qui permettraient de promouvoir le développement socio-économique de l'aquaculture. Le financement de ce projet permettra de consolider la collaboration initiale et d'atteindre des objectifs plus ambitieux de l'éducation et le développement socio-économique.